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Xénogreffe

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Qu’est-ce que la xénogreffe?
La xénogreffe est un acte chirurgical utilisant des cellules, des tissus et des organes vivants provenant d’une source animale autre que l’homme à des fins de greffe chez l’être humain.

Le débat autour de la xénogreffe est important en ce sens qu’il soulève des questions clés telles que :
• Est-il moralement acceptable d’élever des animaux génétiquement modifiés pour utiliser leurs organes à des fins de greffe humaine?
• La xénogreffe est-elle acceptable ou trop risquée?

Author / translator Andrea Bandelli

Qu’est-ce que la xénogreffe?
La xénogreffe est un acte chirurgical utilisant des cellules, des tissus et des organes vivants provenant d’une source animale autre que l’homme à des fins de greffe chez l’être humain.

Le débat autour de la xénogreffe est important en ce sens qu’il soulève des questions clés telles que :
• Est-il moralement acceptable d’élever des animaux génétiquement modifiés pour utiliser leurs organes à des fins de greffe humaine?
• La xénogreffe est-elle acceptable ou trop risquée?
• Pendant combien de temps devrions-nous continuer à remplacer des organes et des cellules chez un être humain?
• Les patients faisant l’objet d’une xénogreffe et leur famille devraient-ils être soumis à des restrictions émanant des autorités de réglementation afin de protéger la population d’un risque de propagation virale?
• Comment opérer un équilibre entre, d’une part, les libertés individuelles et la disponibilité d’un traitement médical et, d’autre part, le risque, même infime, de transmission d’un virus animal chez l’homme?

Created 9 February 2010
Last edited 19 September 2018
Topics Ethics, Health, Science
Original English

Policy positions

Policy position 1

Ne pas greffer d’organes animaux vivants chez des patients humains pour des raisons éthiques et morales.

Policy position 2

Ne pas greffer d’organes animaux vivants chez des patients humains en raison d’un risque trop élevé.

Policy position 3

Ne greffer des organes animaux chez des patients humains que si les avantages sont assurés et conséquents et s’ils sont largement supérieurs aux risques.

Policy position 4

Greffer des organes animaux chez des patients humains pour autant qu’il ait été démontré que les risques étaient raisonnables.

Story cards

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Je suis technicienne dans une animalerie. C’est incroyable à quel point on peut s’attacher aux porcs que l’on élève. Il est difficile de les voir partir, mais c’est nécessaire. Ce qui serait réellement inacceptable, ce serait de traiter ces animaux sans le moindre respect, simplement parce que nous savons qu’en fin de compte, ils seront abattus dans le cadre d’une expérience scientifique. Il est de notre devoir de prendre soin d’eux. Je sais qu’il n’est pas naturel pour eux de passer toute leur vie à l’intérieur et souvent en isolement, mais je pense néanmoins qu’ils vivent bien.

L’histoire de Sophia
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Depuis dix ans, mon travail vise à réussir une greffe de cœur de porc chez l’être humain. J’ai été témoin des souffrances terribles des personnes nées avec une malformation congénitale. Mon fils, Toby, est né avec un cœur trop faible. Il pouvait à peine marcher et ne pouvait pas jouer avec les autres enfants. Nous avons attendu qu’un cœur soit disponible, mais il est mort avant cela. Je ne veux pas que d’autres enfants et familles souffrent comme Toby a souffert. C’est pourquoi je pense que la xénogreffe est d’une grande importance.

Dr. Sharon Taylor
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J’attends une greffe de cœur. Mon cœur fonctionne tant bien que mal depuis des années, mais un accident de voiture survenu l’été dernier a provoqué un tel choc sur mon organisme que mon cœur est depuis lors très irrégulier. Les médecins me disent que la probabilité de trouver un cœur de donneur est mince. J’ai entendu parler de la xénogreffe qui consisterait à transplanter un cœur de porc chez l’être humain. Je suis végétarien et je me refuse à une telle pratique, mais plus j’attends et plus l’idée me tente. Je veux simplement voir ma fille grandir et être en bonne santé.

L’histoire de Ben
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Je suis chirurgien cardiaque dans un hôpital. Je suis spécialisé dans les greffes cardiaques. Les listes d’attente pour les greffes d’organes sont très longues et la plupart des personnes en attente ne peuvent pas mener une vie pleinement active. Je m’intéresse à l’utilisation de cœurs de porcs comme une solution de remplacement aux cœurs humains. Certains patients se rueraient sur cette chance, s’ils le pouvaient. Ma seule inquiétude a trait à la transmission de virus. Après les catastrophes du VIH et de la maladie de Creutzfeldt Jakob, nous devons être très prudents à ce sujet. Nous avons tout intérêt à ne pas propager de nouvelles maladies à l’échelle mondiale.

Dr. Dean Kusafuko
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J’ai 18 ans. Je sillonne l’Afrique du Sud depuis trois mois, avant mon entrée à l’université. J’ai vraiment été bouleversée. Tellement de personnes meurent de maladies liées au SIDA. Des médicaments sont disponibles en Occident et peuvent apporter une aide, mais ils ne sont pas envoyés. Les préservatifs peuvent prévenir la propagation du VIH, mais ils n’arrivent pas non plus ! Pourquoi les Occidentaux ne font rien pour aider ces personnes? Pourquoi les scientifiques continuent-ils à investir d’importantes sommes d’argent dans de nouveaux domaines de recherche, comme la production de porcs génétiquement modifiés en vue du don d’organe? Il existe d’autres façons de réduire les souffrances humaines et l’argent pourrait être investi de meilleure manière.

L’histoire de Hilda
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Je vis à New Delhi avec mon épouse, Radha, qui est médecin et ma famille. Je pense que le karma, c’est-à-dire le résultat des actes commis par une personne soit dans cette vie soit dans une vie antérieure, est à l’origine des anomalies congénitales, comme les anomalies cardiaques congénitales. Radha me raconte qu’en Occident, on a l’intention de greffer des cœurs de porc chez les êtres humains! En Occident, les scientifiques essaient de nouvelles trouvailles au nom de la découverte et de la gloire. Pendant ce temps, chaque jour, je vois des personnes qui meurent de faim, ou qui sont victimes de maladies pouvant être empêchées. Pourquoi ne fait-on rien pour mettre fin à cette inégalité?

L’histoire de Vishnu
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Mon fils, âgé aujourd’hui de 35 ans, présente une anomalie cardiaque et a failli mourir à la naissance. Il se déplace très lentement à l’aide d’une canne et requiert des soins constants. Même si nous pouvons nous permettre d’essayer de nombreux traitements, aucun n’a fonctionné. Mon fils figure sur une liste d’attente pour une greffe de cœur depuis plusieurs années. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour le voir heureux et en bonne santé. J’ai entendu dire qu’il serait possible de greffer des cœurs de porcs chez l’être humain. J’espère que les scientifiques y parviendront. Mais ne sera-t-il pas trop tard pour sauver mon fils?

L’histoire de Nanou
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J’attendais un nouveau cœur avec impatience et lorsque l’on m’a proposé un cœur de porc, j’ai sauté sur l’occasion. Bien sûr, je suis ravie d’être en meilleure santé et de pouvoir faire plus de choses. Mais, plus le temps passe, plus j’ai du mal à vivre avec ce cœur. Si cela avait été, par exemple, une greffe de hanche réalisée à partir de l’os d’un porc, il n’y aurait eu aucun problème, mais le cœur, c’est différent. J’ai le sentiment que, si mon corps n’a pas rejeté ce cœur physiquement, je l’ai rejeté psychologiquement.

Anna en 2030

INFO CARDSISSUE CARDS

Ne mangeons-nous pas du porc de toute façon?

Certains prétendent que si nous tuons des porcs pour les manger, nous devrions pouvoir utiliser leurs organes pour sauver des vies. D’autres affirment que ce n’est pas la même chose : manger un animal est un acte naturel alors qu’utiliser ses organes ne l’est pas.

Quelle utilisation des porcs autoriser?

Devrions-nous introduire des gènes humains chez des porcs ou des organes porcins chez l’être humain? Devrions-nous autoriser le clonage de porcs pour supprimer certains gènes?

Listes d’attente

Actuellement, il existe de longues listes d’attente pour les organes humains, entraînant une dégradation de l’état de santé, une forte angoisse et parfois même le décès. Les partisans de la xénogreffe avancent qu’un nombre suffisant d’animaux pourraient être élevés pour remédier à ce problème.

Minorités ethniques

La xénogreffe serait particulièrement utile pour les personnes issues de minorités ethniques, pour lesquelles il est difficile de trouver des organes humains compatibles.

Arrêter le commerce d’organes

L’achat et la vente d’organes humains, surtout de reins, se poursuivent malgré l’interdiction établie par la législation de nombreux pays. Des résultats probants de xénogreffe pourraient contribuer à mettre fin à ce traffic.

Une alternative aux tissus humains

La xénogreffe pourrait fournir une solution de remplacement à l’utilisation de tissus humains provenant de fœtus avortés.

Accepter notre mortalité

Essayons-nous de tromper la mort? Devrions-nous, à un moment donné, accepter notre mortalité et arrêter le remplacement d’organes?

Utiliser des animaux pour soigner l’homme?

Dans quelle mesure justifions-nous l’utilisation d’animaux pour élaborer des traitements afin de soigner l’être humain?

Un dilemme éthique

Est-il contraire à l’éthique de créer des animaux afin d’extraire leurs organes à des fins de greffe?

Peser les risques

Aux yeux d’un patient en phase terminale qui se voit offrir un cœur de porc, les risques de transmission virale peuvent sembler relativement faibles.

Un risque aux proportions inconnues

Le risque de transmission virale au niveau de la population est particulièrement infime, mais il pourrait avoir des conséquences très graves s’il venait à se concrétiser.

Individus contre société

Comment mettre en balance la vie et la santé d’un patient ou d’un proche et un risque s’étendant à l’ensemble de la société?

Le statut des porcs

L’utilisation des porcs en tant que donneurs d’organes, qui revient à les considérer comme des marchandises à usage humain, ne nous encourage-t-elle pas à penser qu’ils n’existent que pour le bien-être de l’homme?

Lorsque le risque est trop élevé

En l’an 2000, l’Institut britannique Roslin a cessé ses recherches sur la xénogreffe en raison du risque de propagation des rétrovirus, préférant se concentrer sur la régénération des tissus à partir de cellules souches.

Acceptation des Européens

Un sondage européen a montré que 36% des personnes interrogées acceptaient la xénogreffe.

Appel à la prudence

« Rien ne serait pire que de déclencher une épidémie en essayant de sauver des vies. » Editorial du New Scientist de 1998.

Un effet secondaire indésirable

L’introduction de la xénogreffe ne supprimera pas le besoin d’organes humains, mais pourrait rendre les citoyens plus réticents à faire don de leurs organes.

Le brevetage d’animaux

Les propositions de breveter des porcs génétiquement modifiés produits à des fins de xénogreffe intensifieraient le débat sur le caractère moral du brevetage d’animaux.

Une vie en isolement

La protection des porcs génétiquement modifiés contre le risque d’infection peut entraîner une modification de leurs conditions de vie et affecter leur bien-être. Ils peuvent être mis en isolement ou placés dans un environnement non naturel, privés des éléments susceptibles d’améliorer leur existence.

Des maladies sans symptômes

Les infections virales comme le VIH peuvent présenter une longue période de latence en l’absence de tout symptôme. Une nouvelle maladie résultant de la xénogreffe pourrait se propager pendant plusieurs années avant d’être identifiée.

Lorsque le dépistage intervient trop tard

Les porcs et les singes possèdent des agents infectieux inconnus échappant à tout test de dépistage. En temps normal, les agents infectieux sont identifiés seulement après l’apparition de la maladie dont ils sont la cause.

Respecter les choix éthiques

Les patients devraient être en mesure de refuser une xénogreffe pour des raisons éthiques, mais leur refus ne devrait pas réduire leurs chances d’obtenir un organe humain en vue d’une greffe.

L’équation coût-avantages

Les avantages de la xénogreffe devraient être comparés au coût supporté par les services de santé. Ils devraient également être comparés aux avantages liés à la possibilité de consacrer un budget identique aux programmes de santé publique.

Un nouvel ensemble de responsabilités

L’Autorité provisoire de réglementation des activités de xénotransplantation du Royaume-Uni a établi que quiconque faisant l’objet d’une greffe d’un organe animal devrait accepter un suivi à vie et ne jamais avoir de relations sexuelles non protégées.

Qu’est-ce que la xénogreffe?

La xénogreffe couvre :
• La greffe d’organes entiers.
• Les thérapies de greffe cellulaire.
• Les systèmes de foie bioartificiel (Bioartificial Liver Devices, BAL), utilisant des cellules hépatiques de porc pour exécuter les fonctions essentielles du foie.

Greffes traditionnelles

Depuis les premières greffes cardiaques, la greffe d’organes (humains) vivants est la méthode de greffe principalement utilisée.

La pénurie d’organes

Aujourd’hui, 5 patients sont en attente d’une greffe d’organe pour chaque organe dont il est fait don. Cette situation reflète une véritable pénurie entre l’offre et la demande d’organes et pose de graves problèmes en l’absence, généralement, de traitements de remplacement.

Greffes salvatrices

Les personnes atteintes de mucoviscidose, une maladie héréditaire, ont peu de chances de vivre au-delà de 30 ans sans une greffe pulmonaire ou cardio-pulmonaire.

Donneurs vivants

En Norvège, le fort taux de greffes rénales s’explique par le nombre élevé de donneurs vivants de reins.

Efficacité des campagnes pour le don d’organe

70 pour cent des citoyens britanniques sont favorables au don d’organe après leur mort. Néanmoins, seulement un quart de la population porte une carte de donneur. Les campagnes de publicité n’ont eu guère de résultats.

Une solution à la pénurie de donneurs

La xénogreffe pourrait résoudre la pénurie d’organes à greffer (le « fossé » susmentionné), en utilisant des organes de porcs ou de primates (principalement des singes), car ils sont similaires aux organes humains en taille et en structure.

Porcs ou singes?

Les porcs constituent les donneurs d’organe privilégiés pour l’être humain car leurs organes ont à peu près la même taille, sont relativement bon marchés et suscitent moins de préoccupations éthiques que l’utilisation de singes.

Au-delà des greffes d’organe

Outre les organes entiers, des études sont menées sur l’utilisation de cellules nerveuses de porcs afin de traiter la maladie de Parkinson ou la maladie de Huntington.

Problèmes de rejet

La difficulté de la xénogreffe est que le système immunitaire humain détecte le nouvel organe comme étant un organe « étranger » et tente de le détruire.

Améliorations des greffes

La greffe d’organes humains a fait des progrès dans la mesure où les traitements immunosuppresseurs préviennent le rejet et où les techniques chirurgicales se sont améliorées.

Espérance de vie après une greffe

Deux tiers des patients greffés d’un rein vivent pendant plus de cinq ans. Certains patients greffés ont même vécu pendant vingt ans ou plus.

Traitement à vie

Même les patients faisant l’objet d’une greffe d’organe humain doivent prendre des traitements immunosuppresseurs à vie.

Animaux génétiquement modifiés

Pour prévenir le rejet, les scientifiques procèdent à une modification génétique des animaux, en supprimant la molécule marquant d’autres espèces comme « étrangères » au système immunitaire humain ou en introduisant des gènes humains chez les porcs.

Propagation de maladies d’une espèce à l’autre

L’organe greffé pourrait véhiculer une maladie qui, ainsi, franchirait la barrière des espèces. Plus l’espèce est apparentée, plus le risque est grand. Pour cette raison, les porcs sont considérés comme étant plus sûrs que les primates, mais des virus porcins ont infecté des cellules humaines lors de tests réalisés en laboratoire.

Des menaces déguisées

Certains virus n’entraînent aucune maladie chez l’espèce hôte, mais peuvent s’avérer pathogènes s’ils se propagent à une autre espèce.

Supprimer la réponse du système immunitaire

Les patients greffés voient la réponse de leur système immunitaire supprimée par la prise de médicaments, ce qui les rend vulnérables aux effets des rétrovirus. Une infection, quelle qu’elle soit, risque ainsi de se propager à l’ensemble de la population.

L’avantage du clonage des porcs

Une approche consiste à inactiver un gène chez les porcs qui, en temps normal, déclenche le rejet d’un organe. L’élimination d’un gène ne peut être réalisée que chez des porcs clonés.

Maladies qui ont franchi la barrière des espèces

Une maladie peut se transmettre d’une espèce à l’autre. Une souche de VIH a été véhiculée, à l’origine, par les singes. L’encéphalopathie spongiforme bovine (la « maladie de la vache folle ») s’est transmise aux humains sous la forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une affection mortelle. Cf. Carte Info 16.

Transmission virale entre les espèces

Des tests menés en laboratoire ont montré un certain degré d’infection virale entre des cellules porcines et des cellules humaines. Cependant, aucun test n’a fait état de transmission virale induite par des valvules cardiaques ou du sang de porc.

Alternatives à la xénogreffe 1

La prévention, en d’autres termes un mode de vie plus sain pour réduire le risque de maladie cardiaque. Cependant, la prévention ne permet pas de prévenir un grand nombre de maladies nécessitant une greffe.

Alternatives à la xénogreffe 2

Accroître le don d’organe. Ceci pourrait être fait via un système fondé sur « l’option de refus ». En d’autres termes, on partirait du principe que les citoyens sont disposés à faire don de leurs organes après leur mort, sauf s’ils émettent expressément le souhait contraire.

Alternatives à la xénogreffe 3

Les organes artificiels, comme un cœur alimenté par pile, même si ces derniers soulèvent d’autres problèmes, comme la formation de caillots sanguins, et sont très onéreux.

Alternatives à la xénogreffe 4

Les cellules souches. Les cellules souches sont des cellules « originelles » capables de produire d’autres types de cellules. Elles pourraient être utilisées pour produire des tissus cardiaques ou hépatiques afin de remédier au dysfonctionnement de certains organes.

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